BDI, Stress tests, double dip ou consolidation ?

Une petite note rapide pour signaler que le BDI (Baltic Dry index  wikipédia) est reparti au sud du graphique (capture ci-dessous). Que demain est un jour important pour les banques en Europe puisqu’elles devront rembourser à la BCE pas loin de 442 Milliards d’Euros.

Il est à noter dans ce remboursement que la BCE mettra sans doute à disposition des liquidités sur 3 mois plutôt que sur 1 an comme ces fameux prêts qui arrivent à échéance demain. Le but est de « contrôler » d’un peu plus près nos amis banquiers : pour confirmation 131 Milliards d’Euros ont été prêtés à 3 mois aujourd’hui par la BCE.

Remarquons aussi que les nouvelles économiques ne sont pas si bonnes que prévues.

Entre l’indice de la confiance des ménages américains qui chute lourdement et le recul de ce même indice en France, il faut rajouter les émois de BRI (Banque des règlements internationaux) concernant une rechute « possible » .
Le tout sur un fond de déception concernant le moteur de la croissance économique qu’est la Chine.

Pour fêter cela, la dette publique a continué à s’alourdir au premier trimestre. Elle s’élevait, fin mars, à 1535.5 milliards d’euros, soit 80,3% du produit intérieur brut (PIB).
On comprend un peu mieux le plan de rigueur, pardon d’austérité, ha non excusez moi… voilà, de réduction de notre charge de dette engagée par le gouvernement.
Pour mémoire le gouvernement essaie de sauver notre AAA++, qui ne manquera pas de tomber si les efforts consentis par notre pays ne sont pas à la mesure des espérances du marché et des agences de notation.
Notons aussi le fait qu’une dette arrivant à 90% (on s’en rapproche rapidement) est annonciateur d’une banqueroute du pays.

Pour voir le côté « en confiance des marchés », il suffit de regarder le rebond de la bourse ce midi, suite à l’annonce de refinancement de 131Milliards par la BCE à 24H du remboursement des prêts de 442Milliards dus par les banques…

Non, décidément cette reprise ressemble plutôt à une longue agonie.

sources: Boursorama /Bloomberg / LeFigaro

Des nations vers un Etats-Unis d’Europe…

C’est ce soir que devrait être finalement voté (par nos ministres des finances de la zone euro) le plan mettant en route le FME (sorte de FMI de l’Europe). Souvenez-vous, le plan d’aide des 750 Milliards d’Euros.

Deux détails à noter dans ce fameux plan :

1/ Il n’est plus nécessaire d’avoir l’accord des parlements nationaux pour activer le plan et venir en aide à un pays en difficulté (ce qui est logique), mais met fin à la prérogative des Etats-Nation en matière de gouvernance économique au sein de l’Euro groupe.

Ce qui aura pour conséquence aussi d’imposer des restrictions quelles qu’elles soient aux pays faisant appel à ce fond (qui paye, ordonne). On s’oriente donc vers une gouvernance.

2/ La BCE va pouvoir émettre des Eurobonds au nom des pays de la zone Euro avec une garantie implicite de ceux-ci par ces même états (donc créer une forme de super dette sur la dette)

Analyse personnel  sur ce point : je vous colle mon billet que l’on va créer sous peu une (des ?) taxe(s) supplémentaire(s) au niveau européen ou en remplacement d’autres pour justement créer le collatéral de ces émission de bonds.

En conclusion c’est bien une Europe de la Finance qui est en train de naître avec une Gouvernance économique et non pas une Europe des Peuples et de la démocratie.

sources: Les echos La tribune

750 milliards d’Euro pour sauver l’Euro qui reste à $1.26 24h après ?

Il est temps de déclencher un plan B… mince on a tout mis sur la table….

source : boursorama


Les banques ne sont pas dans l’économie mais à côté.

Il est important de comprendre les banques (et les financiers/ la Finance en générale), ils ne jouent pas contre l’économie mais sont à côté.
La nature du produit (ressource agricole, industrielle, humaine) exploité/marchandé leur est égale.
Seuls comptent les tableaux de chiffres et de statistiques, voire les indicateurs établis par les agences de notations et autres agences gouvernementales.
Rien n’est étonnant quand vous regardez les bilans des banques : entre 70% et 80% de leur beurre est gagné sur le marché et uniquement celui-ci. Le temps où les banques soutenaient  l’économie réelle est fini. Elles se contentent de la vampiriser, chaque investissement se devant d’être rentable (15%++ de rendement annuel sinon on ferme!).
Avoir entendu, le jeudi 29 avril au soir, notre bon directeur du FMI déclarer :  » il ne faut pas trop croire les agences de notation » m’a laissé pantois.
Il est fondamental de  comprendre le message que les agences de notations ont fait passer  avec la dégradation de la note de l’Espagne: la Grèce à une chance sur vingt de faire faillite. Ce taux continue de monter y compris pour l’Espagne et le Portugal.
Il est important d’admettre et comme le disait si bien un expert allemand sur Arte : « la Grèce est un « tonneau des Danaïdes » et qu’elle est d’ores et déjà en cessation de paiement. La faillite n’est pas « déclarée », car « des mécanismes » permettent de la retarder, mais il faut croire que c’est comme si c’était fait. »
Gardons à l’esprit et comprenons que nos banques ont joué avec la Grèce. Le tableau est clair et la dégradation des notes du Portugal et de l’Espagne est une indication limpide du marché donnant un avertissement.
En rabaissant très vite  la note de l’Espagne, les agences de notations tentent de décourager la zone euro d’aider la Grèce en leur passant le message « attention si vous aider la Grèce, vous serez très vite dans l’obligation d’aider l’Espagne et le Portugal…». Ceci est insoutenable et ils le savent.
Pour terminer, le dernier point mais non le moindre : essayons de garder à l’esprit que le système financier considère l’état comme une entreprise et veut le forcer à se comporter comme tel, ni plus ni moins. Ouvrons les yeux et rendons-nous comptes des efforts que l’on a demandé de fournir à la Grèce. De ce qui lui a encore été demandé  et qu’elle a refusé à juste titre, puis finalement accepté.
Pour les banques l’état doit être rentable comme tout autre placement financier.

Je n’ai qu’une seule question : jusqu’à quand tout cela va continuer ? Connaissant tous les défis majeurs auxquels nous devons faire face (climatique, écologique, matière première, démographique etc…) n’y a t’il pas plus important ?

BCE, Transparence et Démocratie?

Bon je reviens sur un article paru le 26 janvier 2010 dans le journal officiel de l’union européenne ici de quoi y parle-t-on ?

D’un avis de la banque centrale européenne du 11 janvier 2010 de 4 pages concernant  une proposition de directive du Parlement européen et du Conseil modifiant les directives 2003/71/CE et 2004/109/CE:

La BCE nous dit qu’elle est favorable à l’objectif qui tend à renforcer la protection des investisseurs, notamment vis à vis des informations sur les investissements pour faciliter le dialogue entre les parties (en gros clarifier le débat sur la toxicité de l’investissement) ce qui est enfin une bonne résolution, ceci est le 1er article.

passons au second, qui parle de la divulgation d’information sur les opérations de prêt des banques centrales en vertu de la législation de l’UE, hmmm moui mais encore poursuivons,

2.2. Il conviendrait de mettre en place un cadre juridique clair, de façon à faciliter le bon déroulement et la
rapidité des opérations de prêt des banques centrales, y compris dans les situations de crise, comme l’a
mis en évidence la récente crise financière. À cet égard, il y a lieu de maintenir la confidentialité des
informations portant sur les prêts ou les autres facilités de liquidité accordés par une banque centrale à
un établissement de crédit particulier, y compris l’aide d’urgence en cas de crise de liquidité, afin de
contribuer à la stabilité du système financier dans son ensemble et de préserver la confiance du public
en période de crise. L’exception susmentionnée, visée à l’article 8, paragraphe 2, point a), de la directive
2003/71/CE pourrait théoriquement servir de fondement juridique au maintien de la confidentialité de
certaines informations sur les opérations des banques centrales, y compris l’aide d’urgence en cas de
crise de liquidité. Toutefois, il convient qu’une exception à l’obligation de divulgation d’information soit
explicite dans tous les actes législatifs pertinents de l’UE. En outre, le bon fonctionnement du système
financier impose une exception claire, étant donné qu’une évaluation de la nécessité de divulguer
l’information au cas par cas est susceptible de mener à une impasse lorsqu’une réaction rapide s’impose.
Pour ces raisons, des propositions de modification de la directive 2003/71/CE et de la directive
2004/109/CE figurent à l’annexe et les modifications correspondantes doivent être introduites dans
tous les actes législatifs pertinents de l’UE prévoyant des obligations de divulgation d’information.

Ha oui quand même….

2.3. La BCE est disposée à continuer de coopérer avec la Commission sur cette question.

Disposée à coopérer avec la commission heu ? c’est une blague? je laisse tout le monde faire ces conclusions… vive la démocratie économique …. vive l’Europe…