Le non Islandais

Le non a remporté 93,5% des voix samedi lors d’un référendum, tandis que seuls 1,8% ont dit oui, selon les derniers résultats quasi-définitifs portant sur 98,3% des suffrages.

Reste à savoir si ce référendum sera respecté…

3000€ « c’est cher pour une serpillère » le retour de Nigel Farage

Le retour de Nigel Farage suite à son intervention au parlement Européen.


Acte de Guerre ?

Un article paru dans le WallStreetJournal qui parle d’un dîné entre hedge funds qui aurait eu lieu à Manhattan, il y a quelque temps et dont le thème principale aurait été « comment allons nous faire de l’argent en saignant l’Euro ».

J’en profite pour citer un de ces gentlemans « This is an opportunity… to make a lot of money, » (ceci est une opportunité … pour se faire beaucoup d’argent) a déclaré Hans Hufschmid de GlobeOp Financial Services SA.

Il est à noter que cette petite fête entre puissants était honorée de la présence de monsieur George Soros.

George Soros

Petit aparté pour situer l’homme :

l’homme qui en 1992 avait détruit la Bank Of England (banque centrale Anglaise) et donc la livre.

L’histoire que l’on ne raconte jamais est que quelques mois plus tard, il avait tenté de faire la même chose à la Banque de France et à la Bundesbank (banque centrale Allemande) mais se retrouva en position fort délicate et presque ruiné.

Bref,  mon point de vue est que ceci est à classer directement dans la catégorie acte de guerre économique… (voire acte de guerre tout court).
Et je suis relativement surpris que nos banquiers centraux ne fassent rien contre ses fonds spéculatifs qui:

1/ Détruisent la valeur de l’Euro (l’euro est en parité forte contre le dollars effectivement, est-ce que cela arrange du monde qu’il baisse ? les exportateurs en $?).

2/Spéculent contre les pays de la zone sud de l’Euro.

3/Déstabilisent la politique monétaire.

4/Se gavent de $ sur notre dos.

Il m’est avis que ce genre de comportement est criminel. Car ces gens ne font ni plus ni moins que de parier contre le peuple, puisque leur action font grimper les taux de base des dettes souveraines et écrouler les valeurs financières et monétaires.

Il serait peut être urgent de se doter d’un arsenal règlementaire pour pouvoir poursuivre ce genre de gens quand à la responsabilité de leurs actes.

Nigel Farage VS Herman Van Rompuy : Fight!

C’était le 24 Février que Monsieur Farage s’explique avec notre président Européen Herman Van Rompuy (non élu par le peuple).


La réponse de Monsieur Van Rompuy


Pour souvenir il y a quelque mois Monsieur Farage avait déjà mis les pieds dans le plat (sous titré en Français)


Un dernier acte de défiance ? Joseph Stack (1956 – 2010)

On en a entendu parlé, un peu partout sur le web, du dernier acte de défiance de Joseph Stack vis-a-vis du système.

photo copyright www.guardian.co.uk

Alors oui, il y a eu  deux morts (dont lui même) et des blessés, en plus il a détruit un bâtiment fédéral en précipitant son avion sur ce dernier.
Mais essayons de comprendre ce qu’il s’est passé en ce jour funeste. Car il faut bien avouer que la première réaction de la presse à été de le faire passer pour un fou, ayant  commis un acte de  « désespéré ».

C’est ce que nous affirme le Guardian: « laissant derrière lui une lettre de suicide paranoïaque ».
Dont acte. J’ai pris le temps de lire cette fameuse lettre. Et je doit avouer qu’elle est loin d’être stupide ou l’œuvre d’un paranoïaque.

Ce genre d’acte est à rapprocher aussi de ce qu’il se passe aux USA en ce moment. Comme certains propriétaires de « la midle class » frappés par le chômage et donc ne peuvent plus rembourser leur prêt. Et n’ayant pas de crédit type subprime mais un crédit classique, ils préfèrent raser au bulldozer leur maison que de la laisser saisir par la banque, ne trouvant pas de solution avec la banque en attendant de retrouver un travail.

On peut rapprocher aussi cet acte du mouvement type « Tea party » qui est entrain de grossir dans « Main street ».

Il est à noter que cet acte de défiance vis à vis du système semble la seule alternative quand vous vous retrouvez sans rien et détruit par le système, que l’armée de fonctionnaire au service de l’état s’acharne à appliquer les règles alors qu’il ne reste plus rien à prendre.

Dans une moindre mesure j’ai connu le même genre de principe en France, moins violent certes mais tout aussi accablant. Vous êtes attaqués de tout côté et rien de ce que vous pouvez faire n’est bon (je reviendrais sur ce sujet dans un autre article).

Bref, en fait l’acte de Joseph Stack est le dernier acte d’un homme libre même si il a causé la mort et les dégâts. Ce genre d’acte de « révolte » est a la base même des fondations de la Nation Américaine.

Alors oui, la presse est surprise. Mais en même temps elle l’était aussi, n’ayant pas vu venir la crise des subprimes en 2007, sera-t-elle capable de voir venir la révolte qui gronde, voire même la seconde vague de la crise?

Pourquoi s’étonner quand le modèle de l’American way of life ne marche plus. Comme l’a si bien montré le dernier film de Michael Moore, quand vous avez un modèle qui tolère que votre population en soit réduite à demander l’aide sociale et les « food stamps » pour manger, que les villes sont obligés de fermer les écoles et réduire les services de secours ?

Alors vu de notre petit coin du monde la France, on se dit être à l’abri. Mais non ce n’est pas vrai. La baisse des salaires est la même partout. Il suffit de regarder les statistique de l’OCDE à ce sujet, nous nous enfonçons inexorablement dans une société plus pauvre où nous aurons de moins en moins de droits sociaux et de droits, tout court ?

Enfin pour terminer, quand si peu de monde possède autant de richesse comment s’étonner que cela ne craque pas de tout coté? Quand aucune leçon n’a été retenue de cette crise des subprimes et qu’une seconde vague de la crise nous arrive de plein fouet comment s’étonner de tel acte à la « Joseph »?

Quand la seule réponse de nos élus est plus de destruction d’acquis sociaux et aucune réponse pertinente pour protéger le peuple, comment ne pas entendre le grondement qui vient ? Et ce ne sont pas les évènements des semaines passées qui me font croire à la reprise, ni même à la green attitude. Il faut être clair, nous sommes face à un problème qui remet en cause fondamentalement notre choix de vie et de civilisation!

Non je ne suis pas de gauche, non je ne suis pas de droite, je suis un citoyen Français et en tant que tel j’estime que nous sommes attaqués de toute part par des irresponsables et j’invite très sérieusement tous les gens qui se sente citoyen à faire porter leur voix aussi pacifiquement que possible pour que cela se termine. Parce que là à part faire des chèques en blanc sur le futur de nos enfants et faire l’autruche rien ne se passe …

ps: Et pour être sur de ne rien laisser à l’état il a mis le feu à sa maison

Vladimir Boukovski, son avis sur l’UE.

Retour dans le passé le site web Spoutnitsi avait publié une vidéo de Vladimir Boukovski en Juin 2009.

Donc je disais, ce dissident Russe – connaissant bien la problématique de l’ex-URSS – fait un parallèle très intéressant avec l’Union Européenne, je vous laisse découvrir cette vidéo.


Fear the Boom and Bust, Kheynes vs Hayek en musique.

Vidéo très drôle qui explique en musique la méthodologie sur la crise. (production de econstories.tv)

Bonne vidéo.


Les Tickets Resto et les courses

Comme vous le savez, à partir du 1er mars 2010, les tickets resto ne seront presque plus acceptés dans les supermarchés pour faire vos courses.

Selon la réglementation en vigueur, on ne devrait pas. On est d’accord le TR c’est pour que les salariés puissent manger entre midi et deux, s’ils n’ont pas de cantine.

Dans la SSII où j’ai bossé, les salaires sont tellement misérables que la seule façon de s’en sortir avec le budget mensuel  était d’utiliser les TR pour faire les courses (ou manger que du Hard Discount mais là, il faut avoir un estomac en teflon et des papilles carbonisées)
Avec la crise économique actuelle, ce comportement ne peut que se renforcer parmi les consommateurs.

Mais voilà, les restaurateurs ont fait pression sur les pouvoirs publics qui ont fait pression sur les organismes de TR qui ont fait pression sur la grande distribution (c’est énorme !!! on peut faire pression sur la grande distribution!!!).

Petit sondage dans ma nouvelle boite (où nous avons tous un vrai salaire) : sur 10 salariés combien vont renoncer aux TR? Alors une idée? Tous !!!

Pourquoi donc? C’est simple :
- Un TR entre 6 et 8€ c’est trop pour un sandwich + boisson + dessert et pas assez pour un repas le midi dans un resto.
- manger tous les jours au resto ce n’est pas bon pour l’équilibre alimentaire.
- Tu ne peux pas t’en servir le soir parce que certains resto les refusent et parce qu’avec un TR (2 tolérés) ce n’est toujours pas assez.

Au final, que va-t-il se passer?
- les organismes de TR vont perdre des clients.
- les restaurateurs n’en auront pas plus (de clients).
=> c’est une bonne mesure pour le pouvoir d’achat et la reprise économique (je pense à Khey et mes anciens collègues qui s’en sortaient plus ou moins bien avec leur budget mensuel grâce en parti aux TR).

Petite réflexion personnelle : les restaurateurs ne sont-ils pas ces gens qui ont fait une pression énorme pour avoir la TVA à 5.5%?
En échange, ne devaient-ils pas augmenter les salariés et/ou baisser les prix et/ou embaucher…
Ils ont tellement joué le jeu qu’une bande de dangereux sénateurs gauchistes UMP ont voulu repassé la TVA à 19.6%

La Grèce placée sous tutelle par Bruxelles … la crise n’était pas derrière nous??

…Voici donc le premier résultat concret de cette crise pour l’Europe et la construction Européenne.

Le mois dernier la Grèce avait vu sa note baissée par les agences de notations dû à son fort taux d’endettement.

Ce qui a forcé le gouvernement à avouer le bidonnage des chiffres concernant les indicateurs économiques et dans l’urgence la plus totale avant faillite, la  présentation d’un plan de redressement onirique digne d’une tragédie Grecque.

Le gouvernement de l’Union faisant acte de foi accepta donc cet engagement et par la même occasion en profite pour  imposer un contrôle quasi quotidien au gouvernement de ce pays.

Si jamais ils ne respectent pas leurs engagements, des plans de rigueurs encore plus stricts leur seront imposés (par quelles contraintes? prise de pouvoir de l’Union? exclusion de la zone euro? etc..), dans le même temps des sanctions seront mises en place pour remettre dans l’axe le gouvernement Grec .

Enfin Eurostat va voir son statut évoluer par une nouvelle loi en préparation pour avoir un pouvoir régalien de contrôle sur les chiffres annoncés par les états (de là à ce que l’on découvre que tout le monde bidonne les chiffres ?).

Bref, ceci est l’acte fondateur de l’Union en tant que gouvernement supranational imposant à un état membre une contrainte directe, une forme de prise de pouvoir. Question : que fera le peuple Grec vu ce qu’il va leur arriver?

Ho ami ne vois-tu pas venir au loin le crépuscule de notre nation?

Pour conclure sur une note un peu plus détachée Bruxelles 1 – Grèce 0

Davos 2010 le bilan, sur le 40e World Economic Forum

Lundi matin je lisais mon exemplaire de la Tribune (comme tous les matins), quand je suis tombé sur une analyse à chaud du résultat de Davos 2010, et donc sur deux pages de présentation des cinq idées neuves du WEF (World Economic Forum), très bon compte rendu au demeurant.

Cela commence par le risque qui a changé de camp, au détriment des pays industrialisés, oui oui vous lisez bien. En fait les analystes et autres agences de notations, mais surtout les investisseurs  estiment que le risque majeur aujourd’hui vient des pays dit industrialisés, alors je trouve cela très drôle finalement.

Honnêtement après avoir sauvé à bras le corps les organisations financières et le peu d’industries qu’il nous reste en France et ailleurs, et malgré tout voir les plans de délocalisation continuer de plus belle, nous sommes finalement quand même au bord du gouffre (malgré le fait que la bourse continue de monter sur des fondamentaux plus que faiblards), ce qui permet de passer au point suivant qui dit que les entreprises doivent reprendre la parole.

En effet pour résumer rapidement la situation, l’Etat prend trop de place dans l’économie et doit vite retourner a sa place, c’est à dire fournir de l’argent quand cela ne va pas et payer de la dette sur son fonctionnement quand tout va bien, et surtout réduire tout ce qui touche au social pour pouvoir rembourser les investisseurs et voir la notation rester en AAA (hahaha?)…

Il a été quand même noté qu’il faut contrôler le crédit pour éviter d’autres bulles spéculatives  mais surtout pas sur une base nationale, sous forme d’une instance internationale (banque mondiale ?), ce qui nous pousse tout droit à la quatrième action qui est l’édiction de règles mondiales ( A banque mondiale, règles mondiales). Hé oui, que voulez vous, la notion d’état national est quelque chose de complètement dépassé de nos jours, ce n’est bon qu’a faire de la dette …

Et pour finir, le meilleur pour la fin, achever le chantier de la zone euro (alors que la partie sociale et politique est dans le « no mans land » le plus complet (voir la non venue de monsieur Obama et la discorde que cela provoque) malgré le passage au forceps du traité de Lisbonne, la seule chose qui intéresse ici est de finir le démantèlement des pays dit nationaux pour finir de construire l’entité supra nationale Zone Euro, il est vrai que cela pourrait être utile si l’on avait déjà une politique sociale commune (même taux de prélèvement partout, même dumping social, etc… que se soit un nivellement par le haut ou par le bas hein on est plus à cela prêt) mais qu’au moins cela serve à avoir un bloc commun en matière de protection économique, de douane etc…. mais bon la je pense que  je rêve  tout éveillé…

voilà voilà, rendez-vous l’année prochaine pour une autre séance de Davos…

PS: il y a bien des choses à faire et à dire pour avoir un « monde meilleur » mais cela ne fait pas partie des Agendas des « puissants » (j’aime pas dire ce mot, même si là il est clairement indiqué).

PS2: Je reviendrai un de ces quatre sur la notion et la valeur de travail, mais aussi sur la réalité du chômage (chiffre en % de population active etc…).